Retrouver l’esprit celte, traduction de Valiel

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple, révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans “La Croyance en la féérie dans les pays celtiques” de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement]. Nous pouvons le “transporter” dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence “globaux” envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme “la lune faible”/”Juin”/”son” [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs “homologues” grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (“chasse de tête” etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument “animé” [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

http://traductionspaiennes.wordpress.com/2012/05/20/retrouver-lesprit-celte/

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Le Soma des Druides, boisson des Dieux

Pour mieux comprendre ce qu’était le « soma » des druides il nous faut, une fois encore, le cerner à partir des textes védiques, puisque la spiritualité indienne est la seule du monde indo-européen a être demeurée bien vivante depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, tout en sachant qu’elle devait être très proche de ce que nous savons du druidisme.

Le soma védique était préparé par un brahmane spécialisé, appelé le soman, à partir d’une mixture de plantes dont on ignore encore les ingrédients avec précision. Certains affirment qu’il était brassé à partir d’extraits et de sève d’une plante grimpante (Asclépias acida ou Sarcostema viminalis), cueillie au clair de lune sur certaines montagnes, plus particulièrement le mont Mujat-Vat ; d’autres qu’il était fait à base d’Amanite tue-mouches (Amanita muscaris). Les tiges arrosées d’eau étaient pressées dans une meule de pierre et le jus obtenu, mélangé avec de la farine et du beurre clarifié, était ensuite passé au tamis. Après fermentation, le brahmane offrait la boisson aux dieux et en buvait. Selon la légende, un faucon aurait amené le Soma du ciel où il était gardé par les Gandharva-s. Et comme il est écrit dans le Brhadâranyaka Upanishad (2.1-4), le Soma est la « noble boisson dans laquelle est bouillie la véritable racine de toute science ».

Il apparaît, à partir de ces indices, que la base du soma était faite à partir d’eau fraîche et de céréales.

Chez les celtes, quel est l’équivalent du soma des indiens ?
Sans contexte nous pouvons y voir le medu.

On sait aussi de quoi était fait le medu(s) de base : d’eau et de miel pur (ce qui, dans les méthodes d’extraction des temps anciens y incluait le venin des abeilles). Mais là encore, on ignore quelles herbes, fruits ou racines entraient dans la mixture ; l’absinthe, le chanvre et la sauge sont le plus souvent mentionnés. En suivant la piste des mots on tombe inévitablement sur les noms de Cormac > Curmiacos « celui à la bière de corne » et de Medb > Medua « ivresse » en jeu de mot avec medu / medus « hydromel ».
Que fait Cormac dans les mythes ? Sous plusieurs visages il est roi, héros, brasseur et aubergiste. Sous les traits de Conlongas > Conlungos « exilé », il prend la forme d’un lièvre, animal lunaire par excellence, en tant que Mac Airt > Mapos Arti « fils de l’Ours » ou Artus « Pierre », il incarne la sagesse, et avec ses deux druides, Cithruadh > Citoroudios « nuage rouge », et Fis > Uissus « savoir », il s’oppose à Mogh Ruith > Mogus Retios « serviteur de la roue ».

http://www.seanet.com/~inisglas/le_soma.html

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I am the goddess divine

I am the Goddess Mother of Life
I am the Goddess Bearer of Life

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

Isis Venus Ishtar Kali
Minerva Shakti Kwan Yin Lakshmi

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

I am the Goddess Ever living
I am the Goddess Ever loving

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

Isis Venus Ishtar Kali
Minerva Shakti Kwan Yin Lakshmi

I am I am  The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

I am the Goddess Creatress of life
I am the Goddess Who nourishes life

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

Isis Venus Ishtar Kali
Minerva Shakti Kwan Yin Lakshmi

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

I am the Goddess Mother of Life
I am the Goddess Bearer of Life

I am I am The Goddess Divine
I am I am The Goddess Divine

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The earh is a woman

The earth is a woman and she will rise
The earth is a woman and she will rise
We will live in her
We will live in her

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Les attributs du Druide

Aspect physique du druide :

Ce qui nous frappe tout d’abord c’est l’obligation de porter barbe et tonsure.
« Briciu dit alors qu’un homme imberbe ne s’emparait pas de la charge de docteur à Emain Mache parce qu’il était puéril quant à ce qui était de l’âge. Néde prit une pleine poignée d’herbe, y mit une incantation si bien que chacun pensait qu’il avait une barbe. » (Immacallam in da thuaraid)

La barbe est un symbole de virilité, de courage, mais surtout de sagesse et d’inspiration. Indra, Zeus, Taranis, Dagodeuos, etc., les héros comme les dieux, les monarques et les philosophes, sont la plupart du temps barbus. La barbe a une très grande importance. Elle est donc cultivée avec soin. Inculte et négligée, elle est un signe de folie.

La tonsure druidique qui consistait à avoir le front « agrandi » vers le haut et l’arrière par le rasage de l’avant des cheveux d’une oreille à une autre.
Les textes irlandais la décrivent ainsi :
« On dirait qu’une vache a passé sa langue sur eux » (La conception des deux porchers)

« Une partie de la tête rasée comme si elle avait été léchée par une vache […] et le roi tapota sa rude tête » (Les jeux d’enfance de Cuchulain)

La partie rasée de trois doigts de haut, du front au centre de l’occiput, indique l’ouverture aux influences célestes …

 La vêture druidique :

Faute de preuve irréfutable du point de vue archéologique nous sommes obligé, une fois de plus, de faire confiance aux textes mythologiques et aux commentaires des différents auteurs antiques.
« Vêtu d’un vêtement blanc, le prêtre monte à l’arbre et coupe avec une faucille d’or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. » (Pline)

« Une grande foule de druides s’était rassemblée autour du premier druide du nom de Recrad, qui voulu tuer saint Patrick. Et il vint vers eux avec neuf druides vêtus de vêtements blancs » (The Tripartite Life of Patrick)

« Ce sont les gens d’art des Ulates autour de Ferchertne ; l’homme blanc, aux nombreux jeux, que tu as vu est l’ollamh des Ulates, Ferchertne » (Tain Bo Cualnge)

« Ferchertne, fils de Coirpre, fils d’Iliag, est l’homme blanc très brillant qui joue à des jeux guerrier au-dessus d’eux » (Mesca Ulad)

« Un homme doux, ancien, blanc-gris, marche en tête. Il porte un manteau blanc brillant avec des bordures d’argent très blanc. Une belle tunique très blanche lui entoure le corps. Il porte une épée au pommeau d’argent blanc sous son manteau, une baguette de bronze au haut de l’épaule… Cet homme, c’est le druide d’Ulster, Sencha le grand, fils d’Ailill, fils de Maechlog, de Carnmag des Ulates… » (Tain Bo Cualnge)

« Il alla s’asseoir sur le siège du docteur et prit sa robe autour de lui. La robe était de trois couleurs, à savoir la couleur d’oiseaux brillants au milieux ; une averse de bronze blanc à la partie inférieure et le brillant de l’or à la partie supérieure » (Immacallam in da Thuaraid)

« Ceux qui occupent un haut rang portent des vêtements aux couleurs brillantes et brodés d’or » (Posidonios)

Nous pouvons, en dernière analyse, dire que le druide pouvait porter des vêtements différents selon les circonstances. Peut-être une « robe », mais surement des braies, des tuniques, des chemises, des sayons et des manteaux. Par contre ses vêtements doivent toujours être de couleur blanc.

Pas de vêtures cérémonielles vertes ou bleues comme le préconisent la plupart des néo-druides, adoptant une longue et ample robe ; verte pour les « ovates », bleue pour les « bardes » et blanche pour les druides… Hélas, ces couleurs, hormis le blanc, ne sont qu’une invention moderniste et non un fait historique et traditionnel.

 Les « attributs » sacerdotaux :

Comme nous l’avons entraperçu dans le paragraphe sur la hiérarchie, le grade d’un druide est signalé par une baguette. Non pas de coudrier, de chêne, d’if, de bouleau ou toutes autres essences végétales mais en or, en argent et en bronze.
« C’est donc ainsi qu’allait le garçon, [avec] une branche d’argent au-dessus de lui, car c’est ce qui était au-dessus des anruth. [Il y avait] cependant une branche d’or au-dessus des ollamh. [Il y avait cependant] une branche de bronze au-dessus des autres filid. » (Immacallam in da Thuaraid)

Ce signe de reconnaissance est la marque de la dignité du druide et le symbole de son pouvoir, de sa puissance, de sa clairvoyance et de sa sagesse. Cette baguette comporte trois aspects différents qui correspondent à des titres définis dans les sept grades du druuis.

L’or : c’est le métal solaire le plus précieux, il est donc la marque du plus haut grade dans la hiérarchie des druides, l’Ollamos.
L’argent : c’est un métal lunaire, moins précieux que l’or. Il marque donc le titre qui précède l’Ollamos, c’est-à-dire l’Andesrutos.
Le bronze : c’est le métal le moins précieux des trois. Il est donc le signe de reconnaissance des cinq premiers grades.

Donc, là encore, pas de crosse, pas de bâton fourchu hérité d’un certain Eon de l’Etoile si chère à certains néo-druides mais une baguette. Où plutôt devrions-nous dire un sceptre. Prolongeant le bras, le sceptre est un signe de puissance et d’autorité. Il symbolise l’autorité suprême. « C’est une verticale pure, ce qui l’habilite à symboliser d’abord l’homme en tant que tel, puis la supériorité de cet homme établi chef, enfin le pouvoir reçu d’en haut. Le sceptre est le modèle réduit de la colonne du monde » (G. de Champeaux & S. Sterckx)

Source : http://www.everyoneweb.fr/Croyance-Celtique-Orthodoxe/

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Les Femmes et le Druidisme

Malgré les dires de nombreux néo-druides aucun texte digne de foi ne prouve l’existence de « druidesses » au sens ou nous l’entendons de nos jours. C’est-à-dire des femmes ayant le pouvoir de sacrifier aux dieux.
César, notre source la plus prolixe sur les druides de Gaule et de Bretagne, ne mentionne aucune « druidesse » dans ses commentaires. De même, les textes classiques d’avant ou d’après è.v. ne signalent que rarement des offices religieux tenus par des femmes ; les allusions à des femmes-druides sont encore plus rares.

Néanmoins, il existe un petit ensemble de textes antiques et de vestiges archéologiques qui suggèrent l’existence d’un clergé féminin chez les Gaulois et les Bretons à la fin de l’Age du Fer et à l’époque romaine.

Ces textes et vestiges nous informent au moins sur deux points. Le premier est que les femmes, auxiliaires des prêtres, avaient accès à diverses fonctions du sacerdoce. Le second est que même si nous n’avons aucune preuve qu’elles eussent été « druidesses », les femmes pouvaient cependant être magiciennes, poétesses et prophétesses.
Brigitte, fille d’Eochaid Ollathir est dite poétesse et « druidesse »
Dans la mort de Muirchertach, Sin, une jeune fille, transforme l’eau des cuves en vin et fait des porcs magiques avec des fougères. On dit que ce festin druidique est cause de la « faiblesse des Ulates ».

Les Prophétesses :

Un ensemble de textes gréco-romains, voire même irlandais nous informent sur l’activité prophétique des « druidesses » celtes.

« Dioclétien, m’a-t-il raconté, qui n’avait encore qu’un grade subalterne, se trouvait chez les Tongres, en Gaule, et séjournait dans une auberges. Il faisait un jour le compte de ses dépenses quotidiennes avec son hôtesse, une druidesse, qui lui dit : « Dioclétien, tu n’es qu’un avare ; même à l’économie, il ne faut pas d’excès. » Dioclétien lui répondit : « Je ferai les choses largement quand je serai empereur. » « Ne plaisante pas, tu seras empereur quand tu auras tué un sanglier ». » (Vopiscus chez Numérien)

« Une druidesse, sur son chemin [Alexandre], s’écria en langue gauloise : « va, mais n’espère pas la victoire et n’aie pas confiance en tes soldats ». » (Vie d’Alexandre Sévère)

« Dioclétien disait en effet qu’à un certains moment Aurélien avait consulté des druidesses gauloises, cherchant à savoir si l’empire resterait à ses descendants. Il dit qu’elles avait répondu : « Il n’y aura pas de nom plus illustre dans l’état que celui des descendants de Claude ». Il est donc bien vrai que le présent empereur Constance est de la même race et je pense que ses descendants parviendront à la gloire qui leur a été prédite par les druidesses. » (Vie d’Aurélien)

« Quand elle [Boudicca] eut fini de parler, elle procéda à une sorte de divination, laissant s’échapper un lièvre d’un pli de sa robe ; et comme il courut dans une direction qu’ils considéraient comme de bon augure, toute la multitude s’exclama de joie. » (Dion Cassius)

« L’île de Sena, située dans la mer Britannique, en face des Ossismes, est renommée par son oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à la virginité perpétuelle, sont au nombre de neuf. Elles sont appelées Gallicènes, et on leur attribue le pouvoir singulier de déchaîner les vents, de soulever les mers, de se métamorphoser en tels animaux que bon leur semble, de guérir des maux partout ailleurs regardés comme incurables, de connaître et de prédire l’avenir, faveurs qu’elles accordent néanmoins qu’à ceux qui viennent tout exprès dans leur île pour les consulter. » (Pomponius Mela)

« Dés qu’il arriva [Mogh Ruith] à Sidh Breachnatan, on lui souhaita la bienvenue ; il passa la nuit en ce lieu et demanda, du commencement à la fin, tout ce qui avait rapport à la guerre. Banbuana lui dit alors : « Mets-toi en marche demain de bonne heure, tu remporteras la victoire avec les gens du Munster ». » (Forbuis Droma Damhghaire)

« Puis, après que la bataille eut été gagnée et qu’on eut nettoyé les cadavres restés du massacre, la Morrigan, fille d’Ernmas, se mit à annoncer la bataille et la grande victoire qui avait été remportée… Elle prophétisa aussi la fin du monde, prédisant tout ce qu’il y aurait de mal, chaque maladie, chaque vengeance… » (Cath Maige Turedh)

« « Où sont les druides ? » dit la femme. « Ici », dirent-ils. « Trouvez ce que sont les deux sacs qui sont aux flancs de la vache, à savoir un sac de chaque côté ». « Par notre conscience », dirent-ils « nous ne le savons pas ». « Moi je le sais », dit-elle, « c’est une vache qui est venue ici pour sauver ce jeune homme innocent. C’est ainsi qu’il en sera fait : que la vache soit abattue, que son sang soit mêlé à la terre d’Irlande et aux portes de Tara, et que le garçon soit libre. » (Eugène O’Curry)

« Les Tenctères ainsi adoucis, des délégués furent envoyés avec des présents à Civilis et à Veleda ; ils terminèrent tout selon le désirs des Agrippiniens ; mais on ne leur accorda pas d’être admis en la présence de Veleda et de lui parler ; personne n’était autorisé à la voir : c’était le moyen d’inspirer plus de vénération pour elle. Elle vivait dans une tour élevée ; elle avait choisi un de ses proches pour porter les questions et les réponses comme messager de sa divinité. » (Tacite)

Toutes ces « druidesses », au même titre que la Pythie de Delphes, ne sont que des aruspices interprétant la volonté des dieux. Il est plus qu’improbable qu’elles aient pu exécuter un quelconque sacrifice. Nous le voyons d’ailleurs fort bien dans le texte de O’Curry. La Prophétesse demande aux druides d’abattre la vache, mais ne le fait pas elle-même.

Les Magiciennes ou « Sorcières » :

Globalement le sacerdoce est masculin chez les Indo-européen et donc chez les Celtes. Du point de vue traditionnel la magie est une science inférieure. Du point de vue doctrinal, elle s’oppose, et donc complète, la partie claire de la tradition représentée par le druide.

« Les chefs des Tùatha Dè Dànann furent rassemblés autour de Lug. Il demanda… « Et vous, ô Be Cuille et Dianann ? », dit Lug à ses deux sorcières, « de quel pouvoir disposerez-vous dans la bataille ? ». « Ce n’est pas difficile », dirent-elles : « nous enchanterons les arbres, les pierres et les mottes de terre, si bien qu’ils deviendront une troupe en armes contre eux et qu’ils les mettront en fuite avec horreurs et tourment. » (Cath Maige Turedh)

« Bodh, Macha et la Morrigan arrivèrent alors à la colline de la Prise des Otages, et à la colline de l’Avertissement des Armées à Tara. Elles envoyèrent des averses de magie druidique, des nuages denses de brouillard et de violentes pluies de feu, avec des chutes de sang tombant de l’air sur les têtes des guerriers. Elles ne permirent pas aux Fir Bolg, pendant trois jours et trois nuits, de se reposer ou d’être en paix. (Cath Muige Tuired Cunga)

« L’ennemi bordait le rivage : à travers ses bataillons épais et hérissés de fer, courraient, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtement lugubres, agitant des torches ardentes ; et des druides, rangés à l’entour, levaient les mains vers le ciel avec d’horribles prières » (Tacite)

Ces femmes sont des magiciennes vouant les Romains aux dieux infernaux, pendant que les druides s’adressent aux dieux célestes.
L’ensemble des actions relève de la magie guerrière avec deux orientations le ciel (mâle) et la terre (femelle), ou plutôt les dieux en-dessous de la terre.

« On donne en Gaule le nom de glastum à une plante semblable au plantain. Les femmes et les brus des Bretons s’en teignent tout le corps et paraissent nues dans certaines cérémonies religieuses, ressemblant par la couleur à des Ethiopiennes. » (Pline)

De même que les prêtresses de l’île de Mona, ces femmes Bretonnes, sont des sorcières. La nudité de leur corps est, dans l’optique traditionnelle, une sorte de retour à l’état primordial ; c’est l’abolition de la séparation entre l’Homme et le monde qui l’entoure, en fonction de quoi les énergies naturelles passent de l’un à l’autre sans écran ; d’ou la nudité rituelle de ces prêtresses, réceptives, dans ce cas, aux forces inférieures.

Certains témoignages archéologiques peuvent, d’une certaine manière et bien que le caractère druidique de ces pratiques ne soit pas démontré, être mis en relation avec « l’office religieux » suscité, comme par exemple la tablette en plomb, trouvée dans une tombe d’époque gallo-romaine sur le plateau du Larzac, portant une inscription, en gaulois, et qui rapporte un conflit entre deux groupes de magiciennes.

L’existence de « sorcières » en [Grande] Bretagne, en particulier dans le Dorset, est suggérée par plusieurs tombes de femmes âgées qui avaient été décapitées, leur tête placée sur les genoux, privée de la mâchoire inférieure. On imagine sans mal que ces manipulations servirent à empêcher ces sorcières de continuer à proférer de mauvais sorts depuis la tombe.

Donc, même si ces témoignages supposent des charges « religieuses » tenues par des femmes, il est très difficile d’évaluer le statut de celles-ci. De plus, l’évocation de charmes et de sortilèges sur la tablette du Larzac semble indiquer que ces femmes relevaient plus du monde des superstitions et de la sorcellerie que de celui d’une prêtrise officielle.

Les Femmes et le sacrifice humain :

Le Géographe Grecs Strabon associe ce « clergé » féminin à des rituels utilisant des sacrifices humains. Mais ces textes de part leur attachement à ce genre de sacrifice sont plus que suspect et, par conséquent, éveille la méfiance. Ils ne sont peut-être qu’une simple invention de l’auteur, soucieux d’embellir ses récits par de lugubres mascarades.

« Elles étaient grises parce qu’âgées, portaient des tuniques blanches recouvertes par des manteaux de lin le plus fin et des ceintures de bronze. Elles étaient pieds nus. Ces femmes pénétraient dans le camp l’épée à la main, se précipitaient sur les prisonniers, les couronnaient puis les conduisaient jusqu’à un chaudron de bronze … Une femme montait sur une marche et, se penchant au-dessus du chaudron, tranchait la gorge du prisonnier que l’on maintenait sur le bord du récipient. D’autres découpaient le corps et, après avoir examiné les entrailles, prédisaient la victoire à leurs concitoyens. » (Strabon)

Quand bien même, ces prêtresses seraient à ranger dans la catégorie des ueletes, c’est-à-dire des aruspices, exécutant un rite proprement guerrier qui consiste en la mise à mort des prisonniers de guerre, et à la lecture des augures dans les entrailles des victimes.

« Il dit aussi qu’il y a dans l’Océan une petite île, non loin dans la mer, située en face de l’embouchure du fleuve Loire. Ce sont des femmes Samnites qui l’habitent, elles sont possédées de Dionysos qu’elles apaisent par des cérémonies et des rites sacrés. Aucun homme ne pénètre dans l’île, ce sont les femmes qui font la traversée pour avoir des rapports avec les hommes et s’en retournent ensuite chez elles. Il y a une coutume selon laquelle elles doivent une fois par an démonter le toit du sanctuaire et le refaire le même jour avant le coucher du soleil, chaque femme portant son fardeau. Si l’une d’elles laisse choir sa charge, les autres la mettent en pièces, en portent les morceaux en tournant autour du temple, tout en poussant des cris, et ne s’arrêtant pas avant que ne cesse leur frénésie. Et toujours il arrive que l’une d’entre elles tombe et doive subir ce traitement. » (Strabon)

Ce texte, bien que haut en couleur, est fort suspect et ne démontrent en rien la qualité de sacrificatrice de ces femmes.

Ces femmes s’apparentent aux Ménades ou aux Bacchantes ainsi qu’on les nommait en Grèce. Ces Prêtresses sacrées de Dionysos, se rendaient délirantes par la boisson. Ivres, nues, elles se précipitaient à travers bois, se lançaient à l’assaut des collines et les dévalaient en poussant des cris aigus et en agitant des thyrses, verges emboutées de pomme de pin. Rien ne pouvait les arrêter. Elles mettaient en pièces les animaux sauvages qu’elles croisaient au passage et en dévoraient les lambeaux de chairs sanglantes. Elles chantaient :
« O, combien sont doux les chants et les danses sur la montagne et la course folle. O, combien il est doux de tomber, épuisée sur la terre, après que la chèvre sauvage a été pourchassée et rejointe. O, la joie de ce sang et de cette chair rouge et crue. »

Ces nymphes folles n’avaient pas de temples ; la nature inculte, les montagnes les plus sauvages, les forêts les plus profondes leur tenaient lieu de maisons. Elles préféraient sortir des cités poussiéreuses et surpeuplées ; elles retournaient à la pureté des montagnes inviolées et des forêts. Là, Dionysos les nourrissait et les abreuvait : d’herbes et de baies, et du lait des chèvres sauvages. Elles dormaient sur la mousse tendre, sous les branches couvertes d’épais feuillages, sur le sol, où d’année en année se déposaient des aiguilles de pin. Elles se réveillaient avec une sensation de paix et de fraîcheur célestes ; elles se baignaient dans un clair ruisseau. Il entrait beaucoup de beauté, de bonté et de liberté dans ce culte à ciel ouvert, dans cette joie extatique qui puisait à la source de la splendeur sauvage de la nature.
Elles faisaient aussi commerce de leur corps quand bien leurs en prenaient. Et pendant la nuit elles se mettaient en transe lors de danses frénétiques. Ivres de joie elles chantaient :
« Evohé, Evohé, Bacchus ! »

« Près des îles Cassitérides, il y a une série de petits îlots, où les femmes des Amnites, à l’opposé, c’est-à-dire en face, dans leurs transports, célèbrent selon le rite le culte de Dionysos, et c’est pendant la nuit, elles se couronnent des corymbes du lierre au noir feuillage, c’est-à-dire de branches de cet arbre avec leurs fruits en forme de grappes ; et le bruit des tambours et des cymbales qu’elles frappent retentit au loin. Nulle part, même dans la Thrace, sur les rives de l’Apsinthe, ni les Bistonides n’invoquent pas ainsi le frémissant Iraphiotés ; non, le long du Gange aux noirs tourbillons, les Indiens avec leurs enfants ne mènent pas la danse sacrée du frémissant Dionysos, avec l’ardeur que mettent en cette contrée les femmes des Amnites à chanter « Evohé Bacchos ! » c’est-à-dire l’hymne sacré de Dionysos. » (Denys le périégète)

Enseignantes et initiatrices :

Le seul passage où l’on entend parler de femmes enseignantes et initiatrices se trouve dans le Cycle d’Ulster. Plus précisément dans Macghnimhartha ou « les Enfances » de Cùchulainn quand celui-ci, après sa période d’Initiation à la vie héroïque, ou il tua le chien sauvage qui gardait le pays de Culann le forgeron et, de fait, reçu son nouveau nom Cùchulainn « le Chien de Culann », alors qu’il portait auparavant celui de Sedanta ; ou il reçu, sur les conseil du druide Cathbad, ses armes des mains du roi Conchobar ; ou il accomplit son premier exploit de guerrier en immolant les trois redoutables fils de Nechta Scéne ; ou il captura un grand cerf et prit une troupe de cygnes sans les blesser, part en pays Scott pour recevoir son Education dans l’art des armes et de la magie par Uatach et Scathach, les sorcières.
Après un an d’apprentissage auprès de Scathach et de Uatach, Cùchulainn va parfaire son éducation chez Aifé, qui lui apprend trois tours secrets dont le fameux gai bolga, le « javelot dans le sac ». Puis retourne de nouveau pendant une période d’un an auprès de Scathach avant de rentrer en Irlande.

Cette éducation guerrière est avant tout magique : c’est une affaire de sorcellerie. Voilà pourquoi celle-ci était assurée non pas par des hommes, des héros, mais par des sorcières, par des femmes qu’on qualifie souvent de « femmes guerrières ».

En plus de l’initiation guerrière et magique, ces femmes octroient aussi l’initiation sexuelle. Guerre et sexualité sont liées. L’initiation ne peut être complète et validé que s’il y a relation sexuelle entre la « Maîtresse » et l’élève.

Qui sont ces femmes exactement ? Non pas des « druidesses ». Mais des femmes consacrées, des femmes guerrières, des amantes sacrées, des sorcières et des magiciennes constituant une sorte de caste, très à part, très en dehors de la société. Il y a en effet divergence entre la femme qui donne la vie, et la guerrière qui l’enlève. Entre la femme qui reçoit et celle qui donne. Ces femmes sont, de part leur ambivalence, des êtres « maudits », des sorcières et des magiciennes.

Mais là encore pas de sacrifices. Seule une initiation érotico-guerrière et magique, donc rien de très religieux au sens propre du mot.

La place de la Femme dans le sacerdoce celtique :

Bien que la société celtique ait toujours réservé à la femme une place plus qu’honorable, nous n’avons jamais trouvé dans aucun texte irlandais la moindre mention de « druidesse » pratiquant le sacrifice, célébrant le moindre rite, ayant en charge l’enseignement ou assistant le roi. Par contre son côté poétesse et prophétesse est largement attesté.

Nous savons aussi que lors du banquet solennel de Tara, fes Temrach, les hommes et les femmes n’étaient pas dans la même pièce. Ce type de festin étant de nature sacrée, cela peut signifier qu’au niveau sacerdotal on ne « mixitait » pas.

« Un autre détail montre encore le caractère rituel du Fes Temrach : les femmes ne sont pas admises dans la Midchuarta « la salle du milieu », mais banquètent dans une salle spéciale, alors que dans les festins ordinaires elles mangent avec les hommes, mais assises à part et le visage souvent couvert d’un masque. » (Ogam n° 19)

Il est tout à fait compréhensible, même si certaines « néo-druidesses » ne veulent toujours pas l’admettre, que les femmes ne pouvaient sacrifier ni même pratiquer la médicine « sanglante », du fait de leurs cycles menstruels. Cette interdiction du sang sur le sang est la première des règles concernant la pureté rituelle.
Par contre elles avaient accès aux autres pratiques, c’est-à-dire la médecine par les simples, la divination, la vision prophétique, la magie, la musique, le chant, la danse et la poésie.

En résumé et bien que nous ignorons encore le nom porté par ces femmes, nous pouvons affirmer, qu’elles n’étaient en rien des « druidesses », qu’elles avaient accès à une partie seulement du sacerdoce et qu’elles exerçaient le côté bardique et surtout uatique voire « chamanique » de la tradition.
Les femmes n’étaient pas, à proprement parlée, exclues de la vie religieuse active, mais elles ne pouvaient pas occuper une fonction représentative générale. Elles pouvaient officier pour elles-mêmes et pour les autres femmes, mais non pour l’ensemble du peuple. Mais, rien n’empêchait une femme ou une jeune fille d’occuper une fonction d’assistante au cours d’un rite. Lors des exhortations, comme nous l’avons vu lors de l’attaque de l’Ile de Mona, elles étaient aux côtés des hommes. Bref, les rôles rituels des femmes variaient selon le contexte, et l’on ne peut pas véritablement dire que les femmes celtes, bien que ne pratiquant pas le sacrifice, étaient exclues du culte.

Le nom de la Femme au sein du sacerdoce :

Comme nous venons de le voir, pas de « druidesse ». Ce mot, féminin du mot francisé « druide » n’a aucune résonance traditionnelle. Tout comme le mot druuis nous allons chercher dans les langues et les textes celtiques le nom supposé de ces « religieuses ».

Nous pouvons à partir de dru-uids « druide » et du suffixe féminin -issa « -esse » recomposer le mot *Druuidissa « druidesse », mais cela ne serait que de la reconstitution.

Dans les récents textes Irlandais nous rencontrons fréquemment les termes ; ban-bard pour désigner une « Femme-barde », ban-file pour « Femme-poéte », ban-éces pour « Femme-sage » à ne pas confondre avec la sage-femme au sens d’accoucheuse, ou encore ban-drui pour « Femme-druide » ou littéralement « Femme-très-savante ». Le petit problème est que nous n’avons pas la quasi certitude que ces termes fussent usités par nos lointains prédécesseurs.

Malgré cette lacune linguistique et afin de se conformer à la tradition de nos Pères il importe aujourd’hui de ne pas ou plus désigner les représentantes du clergé féminin par le mot « druidesse », mais de leur donner une appellation en relation direct avec leur véritable fonction comme : Ueleta « voyante, visionnaire, prêtresse-devineresse, poétesse », Uraca « sorcière », Liddatia > Lissatia > Lissana « sorcière opérant avec l’écriture », Liciatia « sorcière opérant avec le licium » ou Senmata « musicienne ».

Nous pourrions aussi, dans une moindre mesure, calquer ces qualificatifs sur les expressions irlandaises et dire, Bena-druuis pour « Femme-druide », Bena-suuis pour « Femme-sage », etc.

Certes. Comme nous l’avons vu, les femmes ont eu une très grande place dans la société celte, mais aucun témoignage n’est venu accréditer la thèse de ces « druidesses ». Pour la simple et bonne raison qu’il n’y eu jamais de femme druide. Cette fonction n’existe pas chez les peuples Indo-européens. Elles sont éducatrices, peuvent donner des cours de religion domestique, de magie, de poésie, de chant, de stratégie aux hommes et aux femmes mais ne peuvent en aucun cas se prétendrent « druidesses » et conduire un sacrifice.

En conclusion, nous pouvons affirmer que les Prêtresses celtes, d’hier et d’aujourd’hui, sont avant tout des Sorcières (sans aucune connotation péjorative) formées en Contrebans Benians Noibans, Conventions de Femmes Saintes, associées au corps sacerdotal qui, lui, est essentiellement masculin.

Source : http://www.everyoneweb.fr/Croyance-Celtique-Orthodoxe/

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Prière au Dieu Cerf

Toi grand Dieu Cerf
Maître de la roue du temps
Toi, Dieu sauvage
Incarnation du changement
Toi Dieu cornu
Seigneur des sous bois et des souterrains
Toi grand Dieu sage
Roi des hommes, maître du masculin
Nous t’honorons.
C’est en ton nom que nous vénérons la forêt
ses arbres,
ses rochers,
ses esprits,
ses marais.
Enseigne nous la sérénité, la patience, le calme
Aide nous à répondre à l’appel du sauvage,
A retrouver nos origines archaïques et primaires
Montre nous comment ouvrir nos coeurs,
Nos âmes et nos yeux à ta lumière,
A faire taire notre monde et notre vie quotidienne,
Et rester à l’écoute  de la terre, des sources et des rivières.
Toi grand dieu Cerf,
Toi qui perd chaque année ta ramure majestueuse
Pour te parer au printemps d’une stature vigoureuse,
Montre nous ton essence guerrière, qui défends les injustices
Montre nous ton amour de père, qui fait corps à Beltane avec l’essence de la Mère
Tu nous montre la voie du changement, de la mort et de la renaissance.
Toi grand dieu cerf,
Soit loué pour ta sagesse et  ta grande connaissance.

Qu’il en soit ainsi.

Melwynn Gwynnera

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